Au commencement de ce monde ci Cie Paroles de Griottes

Conte et musique - dès 6 ans ......

Au Collectif 12 (Mantes-la-Jolie) - jeudi 1 avril à 19h30
séance scolaire : jeudi 1 avril à 14h

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Le spectacle

Quatre récits hérités des peuples premiers pour créer l’univers des hommes.
Quatre commencements portés par les résonances primitives des cymbales scintillantes, le grondement enivrant du didgeridoo ou les harmoniques de la flûte en terre.
Quand la parole danse les rêves de la vie qui joue à s’inventer.

L’AIR
« Au commencement de ce monde-ci, il y avait l’air, mais pas la terre. Et dans l’air était la fille de l’air. Elle s’appelait Ilmatar.
Ilmatar, déesse première, grande géante au corps immense… »
Dans ce début du Kalévala, le récit fondateur de la Finlande, Ilmatar, la déesse première, est tirée de sa solitude infinie par l’arrivée d’un milouin, petit canard à bec bleu, qui cherche désespérément un endroit pour faire son nid dans cet univers d’air et d’eau. Ce seront ses oeufs, couvés sur le genou de la déesse, qui vont donner matière au monde : terre, voûte céleste, soleil, lune, étoiles, nuées. Cette matière, il faut encore lui donner forme, et Ilmatar va façonner, modeler le monde nouveau en y inscrivant partout les empreintes de son corps féminin.


LA LUMIERE
« Au commencement de ce monde-ci, il y avait Corbeau. Drôle de personnage ce Corbeau : tantôt menteur, tantôt voleur, mais quelle créativité ! quelle imagination ! En Alaska, on dit que c’est lui qui a crée le Monde. Et voilà, le Monde vient d’être créé ! mais il est plongé dans l’obscurité la plus noire : « Un monde sans lumière , ce n’est pas bon », dit Corbeau. Pourtant la lumière existe. Mais où est-elle cachée ?… »
Un conte venu d’Alaska, dans lequel Corbeau va devoir ruser pour rendre la lumière au monde, cette lumière qu’un être puissant garde jalousement pour lui tout seul. Et c’est sous l’apparence d’un bébé que Corbeau va parvenir à ses fins. Très fort ce Corbeau qui réussit à mêler l’intelligence de la ruse et le pouvoir de l’innocence !

LA MATIERE
« Au commencement de ce monde-ci, il y avait quatre mondes, étagés les uns par-dessus les autres, quatre mondes sombres et malodorants. Et au-dessus s’étendait la Terre, toute belle, déjà formée, Et sur Terre rayonnait le Père Soleil !… »
Dans ce récit des indiens Zunis du Nouveau Mexique, les êtres passent d’un monde à l’autre, guidés par Frère Aîné et Jeune Frère les fils envoyés par Père Soleil. Au commencement du monde, des êtres inachevés, mi-hommes, mi-animaux, vivent dans les ténèbres des profondeurs du quatrième monde du dessous. Ils deviendront des Hommes à la surface de la Terre, à la fin de leur ascension physique et spirituelle vers la lumière. Les Hommes pour les Zunis : des créatures achevées, conscientes de la beauté du Monde, qui honorent le Père Soleil.

L’EAU
« Au commencement de ce monde-ci, il y avait Grand-Père Tunkashila. Grand-Père Tunkashila assis sur sa tabatière avec son calumet, se laisse dériver tranquillement sur les eaux qui ont recouvert la Terre toute entière… »
Récit des indiens du Montana où l’on apprend que le monde n’en est pas à sa première forme et peut-être pas à sa dernière ! Après le grand Déluge, notre monde actuel doit son existence à Tortue et à Corbeau : elle, en plongeant dans les profondeurs de l’Océan, parvient à ramener la terre nécessaire à la re-création du monde demandée par lui, Corbeau, implorant de l’aide auprès de Grand-Père Tunkashila ! Ce troisième monde est offert aux quatre races humaines que va pétrir Tunkasila sous la condition expresse de vivre en paix avec tout ce qui vit : «Un jour peut-être qu’il y aura un quatrième Monde… cela dépend de vous ! »


L'équipe de création

Récits et chant : Claire Garrigue
Musique : Christophe Leblond ,flûte harmonique, potée, épinette, percussions, didgeridoo, guimbarde, flûte à anche.
Création et régie lumières : Thierry Bazin
Mise en scène : Gaëlle Boiron



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